(Agence Ecofin) – En octobre 2023, Peach payments a clôturé un cycle de financement de 30 millions $ pour soutenir sa croissance. Basée en Afrique du Sud, l’entreprise va à la conquête de l’Afrique francophone. La finalisation de l’opération reste soumise aux conditions et procédures réglementaires habituelles.
Peach Payments, un fournisseur de services de paiement numérique basé en Afrique du Sud, a annoncé le jeudi 3 avril, l’acquisition de la fintech sénégalaise PayDunya. L’objectif est d’étendre sa présence en Afrique, en particulier dans les pays francophones. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.
« Cette acquisition marque une étape importante pour PayDunya car elle nous permet de réaliser nos rêves d’expansion pour atteindre et améliorer la valeur que nous apportons aux entreprises à travers l’Afrique francophone et anglophone », a indiqué Aziz Yerima, l’un des fondateurs de PayDunya. Et d’ajouter : « ensemble, nous sommes prêts à créer un écosystème de paiement transparent, inclusif et robuste qui permet aux entreprises africaines de prospérer dans l’économie numérique ».
L’opération « ouvre de nouvelles perspectives aux commerçants qui peuvent désormais s’associer à nous et accéder à plus de 450 millions de personnes sur les marchés où nous sommes présents », a commenté Peach Payments sur Linkedin.
La plateforme multiplie les opérations depuis sa levée de 30 millions $ en octobre 2023. En juin 2024, elle a acquis la société Operativa, spécialisée dans le développement de logiciels. En plus de soutenir sa croissance sur les marchés où elle est présente, son président-directeur général, Rahul Jain (photo, à droite), annonce que l’entreprise compte développer de nouveaux produits et investir de nouveaux marchés. L’achat de PayDunya, qui revendique 70 000 transactions journalières et 4000 clients B2B, s’inscrit dans ce cadre.
Notons qu’en plus de son marché local, le Sénégal, la fintech est présente au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Mali et au Burkina Faso.
Cette opération intervient dans un contexte marqué par l’hiver des financements dans le secteur des start-up en Afrique. Les jeunes pousses du continent ont du mal à attirer les capitaux.
Selon les données de la plateforme Africa : The Big Deal, les start-up du continent ont capté 460 millions $ au cours du premier trimestre 2025, en baisse de 5% par rapport aux 486 millions $ obtenus sur la même période en 2024. C’est l’une des plus faibles performances réalisées depuis l’année 2020 marquée par la covid-19.
Cependant, les fintech ont attiré 46% de ces montants, soit 211,6 millions $. Il faut signaler que le segment des technologies financières est le plus attractif pour les investisseurs dans l’écosystème des start-up africaines. Selon les données de Partech Africa, il a attiré 37%, soit 852 millions $, en 2023 et 60% en 2024, soit 1,4 milliard $.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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