Une IPO dans la continuité de la stratégie de croissance
Selon Cyril Chiche, cette introduction en Bourse s’inscrit dans une feuille de route stratégique plus large, incluant le déploiement international de Lydia et l’obtention d’un agrément d’établissement de crédit pour Sumeria, la néobanque lancée en mai 2024.
On a tout ça sur la carte : lancement à l’international de Lydia, obtention d’un agrément d’établissement de crédit pour Sumeria (espéré avant la fin de cette année, NDLR), et IPO (initial public offering, ou introduction en Bourse, NDLR), tout ça étant dans cet horizon de cinq ans
. L’agrément en question, qui permettrait à Lydia d’opérer comme un établissement de crédit à part entière, est espéré d’ici fin 2025, selon les précisions données lors de l’événement.
Une fintech en forte croissance
Lancée en 2013, l’application Lydia a progressivement élargi son périmètre fonctionnel, passant du simple paiement entre amis à des services bancaires plus complets. Fondée en 2011, la maison mère -Lydia Solutions- a connu une forte accélération depuis 2021.
Cette dernière avait été marquée par la levée de fonds de 235 millions d’euros auprès d’investisseurs de renom tels que Accel, Tencent, XAnge, New Alpha, Groupe Duval et Founders Future. Cette levée avait temporairement permis à la société d’atteindre le statut de licorne, c’est-à-dire une valorisation supérieure à un milliard de dollars.
Cap sur l’Europe avec Sumeria
En mai 2024, Lydia a officialisé le lancement de Sumeria, sa marque bancaire, avec pour ambition de concurrencer les néobanques européennes. Un plan d’investissement de 100 millions d’euros et un objectif de cinq millions de clients en trois ans ont été annoncés. L’entreprise visait également 400 recrutements, et comptait déjà 250 collaborateurs répartis entre Paris, Nantes, Bordeaux et Lyon.
La feuille de route internationale évoque des marchés comme l’Espagne, le Portugal, l’Italie et l’Allemagne, en ligne avec les ambitions affichées dès la dernière levée de fonds.
Une tendance générale dans la fintech européenne
L’intervention de Cyril Chiche fait écho à celle de Jérémie Rosselli, responsable France de la néobanque allemande N26, qui a évoqué une IPO à un horizon de trois ans pour son propre groupe. Dans un contexte où plusieurs fintechs européennes -à l’image de Younited- explorent ou initient leur introduction en Bourse, Lydia pourrait ainsi devenir l’un des prochains acteurs français à rejoindre les marchés financiers.
