Close Menu
Invest Intellect
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Invest Intellect
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest
    • Home
    • Commodities
    • Cryptocurrency
    • Fintech
    • Investments
    • Precious Metal
    • Property
    • Stock Market
    Invest Intellect
    Home»Commodities»Énergie : d’où sort le chiffre de 300 milliards, avancé par le RN ?
    Commodities

    Énergie : d’où sort le chiffre de 300 milliards, avancé par le RN ?

    May 1, 20257 Mins Read


    Selon le Rassemblement national, la programmation pluriannuelle de l’énergie va coûter 300 milliards d’euros sur la période 2025-2035.
    Le tiers de cette somme irait aux énergies renouvelables, d’après le parti de Marine Le Pen, qui assure que les factures des Français vont augmenter de “100%”.
    Des affirmations qui ne reposent sur aucune donnée fiable. Explications.

    Suivez la couverture complète

    Notre planète

    “Un budget de 300 milliards d’euros” pour la programmation pluriannuelle de l’énergie, “100 milliards de dépenses” pour les énergies renouvelables, une hausse de “100%” pour “les factures des consommateurs” et de “30% pour les entreprises“… depuis plusieurs semaines, les membres du Rassemblement national inondent de chiffres le débat public sur l’énergie. 

    Avec un objectif : faire adopter la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) par la loi, et non par décret ; et une arme : une menace de censure du gouvernement Bayrou. C’est désormais acquis, puisque le Premier ministre a annoncé lundi, à l’occasion d’un débat sans vote sur l’énergie à l’Assemblée nationale, que la publication du décret qui fixera les orientations énergétiques de la France pour les 10 prochaines années se fera “à la fin de l’été“, après l’examen d’une proposition de loi sur le sujet. 

    100 milliards d’euros investis par RTE

    Qu’en est-il des chiffres avancés dans ce débat sensible, car stratégique pour la France, mais aussi très politisé ? 

    D’abord, les fameux “300 milliards” d’euros évoqués par le RN et qui serait, selon lui, le coût de la PPE sur dix ans : 100 milliards d’euros d’investissement pour le réseau haute tension géré par RTE, 100 milliards d’euros pour Enedis (qui gère le réseau moyenne et basse tension) et 100 milliards d’euros pour les énergies renouvelables, selon leurs calculs. Et le parti de Marine Le Pen précise qu’une partie des 200 milliards d’euros d’investissements RTE/Enedis serait également à imputer aux énergies renouvelables, soit le coût de raccordement des nouveaux parcs éoliens et photovoltaïques. 

    La seule certitude parmi ces chiffres est l’enveloppe de 100 milliards d’euros d’investissement, annoncée en février par RTE, le gestionnaire du réseau qui relie centrales nucléaires et parcs renouvelables aux villes, campagnes et usines. 

    Adapter le réseau à la chaleur et aux crues

    Cette somme doit permettre – sur 15 ans et non 10 ans comme la PPE – de moderniser le réseau dont certaines lignes ont été installées il y a cent ans, d’installer des lignes résistantes aux vagues de chaleur et aux crues centennales, mais aussi de bâtir un réseau capable d’absorber la hausse de la consommation d’électricité. 

    Celle-ci est liée à l’électrification prévue des usages (véhicules électriques, décarbonation, etc.) mais aussi au développement de nouvelles installations comme les data centers. Selon RTE, ces centres de données consommeront l’équivalent de l’électricité produite par trois à cinq réacteurs nucléaires en 2040.

    De cette somme, Marine Le Pen a extrait uniquement les 37 milliards d’euros prévus par RTE pour l’éolien en mer, qui est bel et bien le chiffre prévu par le réseau de transport si les projets prévus sont maintenus, et évoque “des énergies intermittentes toxiques pour les centrales nucléaires“. 

    Elle n’interroge en revanche ni les coûts de raccordement des futures centrales nucléaires ni leur coût de construction (51,7 milliards d’euros prévus par EDF) ni le futur tarif associé (100 euros du MWh selon EDF, contre 57 euros seulement pour les parcs photovoltaïques, autour de 80 euros pour les parcs éoliens terrestres).

    Ensuite, dans les fameux 300 milliards, se trouvent aussi les investissements annoncés il y a quelques années par Enedis, qui gère les lignes à basse et moyenne tension pour acheminer le courant dans les foyers français. La filiale d’EDF prévoyait d’investir 96 milliards d’euros entre 2022 et 2040, ce chiffre n’a pas fait l’objet d’une publication récente.

    35 milliards et non 100 milliards pour les énergies renouvelables

    Restent donc 100 milliards, qui, selon le RN, seraient 100 milliards d’euros de subventions aux énergies renouvelables. France Renouvelables, l’association qui rassemble les professionnels des énergies renouvelables électriques en France (éolien, photovoltaïque, hydraulique), a tenté de refaire le calcul pour retrouver ce chiffre qui ne figure pas dans la PPE.

    La structure a pour cela regardé les charges de service public de l’électricité (CSPE) : celles-ci sont liées au soutien aux énergies renouvelables électriques, mais aussi gazières (le biométhane par exemple) mais aussi à la transition énergétique dans les zones non interconnectées. 

    “Si on impute la totalité de la CSPE au bénéfice des ENR électrique, on trouve 9 milliards d’euros sur la durée de la période de la PPE de 10 ans, soit 90 milliards d’euros“, relève pour TF1info Mattias Vandenbulcke, délégué général adjoint de France Renouvelables. On se rapprocherait donc des 100 milliards d’euros évoqués par le RN, mais cela voudrait donc dire d’imputer la totalité des CSPE aux énergies renouvelables électriques, ce qui n’est pas le cas. “Si on adopte une estimation plus fine, basée sur les données actualisées, on trouve un soutien moyen de 3,5 milliards d’euros par an, soit 35 milliards d’euros sur la période de dix ans de la PPE“, et non 100 milliards, précise-t-il. 

    En France, la consommation dépend à 60% des énergies fossiles

    Par ailleurs, dans leurs propos, les représentants du RN “oublient” deux données :

    • d’abord, les six EPR du nouveau nucléaire, prévus en 2038, sont destinées à remplacer les centrales nucléaires vieillissantes, et leur production ne va donc pas venir s’ajouter à la production de celles-ci. Il n’y aura donc pas davantage d’électricité produite grâce au nucléaire, et le RN ne dit pas la façon dont la demande sera couverte.
    • ensuite, et le sujet est lié, le RN n’évoque pas la dépendance de la France aux énergies fossiles (nos activités en dépendent à 60%) et le coût représenté par celles-ci.

    Chaque jour, ce sont 180 millions d’euros qui s’envolent pour couvrir notre consommation d’énergies fossiles.

    Union française de l’électricité

    Au-delà des aspects climatiques, les objectifs de décarbonation de la France visent aussi à réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles importées de pays “parfois hostiles à nos intérêts“, comme l’ont écrit plusieurs acteurs énergétiques, dont l’Union française de l’électricité (UFE), dans une lettre ouverte aux parlementaires. 

    “Les bouleversements géopolitiques renforcent l’urgence de faire les bons choix énergétiques, rappelle encore l’UFE cette fois auprès de TF1. La France reste fortement dépendante de l’importation d’hydrocarbures. Chaque jour, ce sont 180 millions d’euros qui s’envolent pour couvrir notre consommation d’énergies fossiles. Il faut sonner la révolte.”

    66 milliards d’euros liés aux exportations

    Selon les calculs de France Renouvelables, “si les objectifs de la PPE sont atteints en 2035“, les importations de fossiles vont baisser et “près de 210 milliards d’euros” économisés. Dans le même temps, la production d’électricité décarbonée en France lui permet d’exporter de l’électricité et rapporterait, selon les mêmes calculs, 66 milliards d’euros sur la période.

    “Sur l’énergie, comme sur d’autres sujets, la stratégie du RN est toujours la même : évoquer les chiffres qui les arrangent, commente une source politique. Là, le RN parle des coûts associés aux énergies renouvelables, gonfle les chiffres, n’évoque ni les coûts du nucléaire, ni la dépendance aux fossiles, ni l’argent gagné grâce aux renouvelables.”

    Il faut dire que sur ce sujet, l’objectif du RN a été clairement énoncé dans son programme à la dernière présidentielle : “moratoire sur l’éolien et le solaire“, et “démantèlement progressif des sites éoliens, en commençant par ceux qui arrivent en fin de vie“.


    • Débats à l'Assemblée nationale

      Lire aussi

      Souveraineté énergétique : un débat à l’Assemblée nationale puis au Sénat, pour quoi faire ?

    Qu’en est-il de la facture des Français ? Elle ne dépendra pas de la PPE, comme le dit le RN, mais en partie des négociations en cours sur la réforme du mécanisme qui encadre les prix de l’électricité nucléaire en France à compter de 2026. 

    Cette date marquera en effet la fin de l’Arenh, pour accès régulé à l’électricité nucléaire historique, qui oblige EDF à vendre à un prix cassé une partie de sa production nucléaire. Une mission d’information parlementaire a été lancée en avril sur ce sujet sensible.


    Marianne ENAULT



    Source link

    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email

    Related Posts

    Barbados trials novel wave energy and desalination system

    Commodities

    Metal Gear Solid 4 and Peace Walker have been quietly removed by Konami from the PlayStation and Xbox digital stores

    Commodities

    A Metal Gear Solid Game Was Delisted From the Xbox Store

    Commodities

    Martin Lewis explains ‘everything off’ rule to bring down your energy bills

    Commodities

    Exponent Energy launches fintech arm Exponent Energy; raises $2 million pre-seed

    Commodities

    Torit agricultural show ends with calls to give farmers modern tools, seeds

    Commodities
    Leave A Reply Cancel Reply

    Top Picks
    Property

    Top concerns for real estate brokerage firms heading into 2026

    Precious Metal

    Silver price reaches all-time high – experts share everything you need to know before investing

    Fintech

    Dream11 parent Dream Sports testing Dream Money App to enter fintech sector

    Editors Picks

    Central banks likely to continue buying gold next 12 months across the world, says WGC survey

    June 17, 2025

    Malaysia urged to curb power theft by cryptocurrency miners with tougher laws

    May 13, 2025

    Gold prices rise for the fourth consecutive month, while silver hits an all-time high

    November 28, 2025

    Five former members of extreme metal band are suing its lead singer. Here’s why.

    November 29, 2025
    What's Hot

    Saving for retirement? Do this now to maximize your money later

    January 1, 2026

    Restaurants and delis could run out of cheese after UK bans European cheese imports | News UK

    July 15, 2025

    How Low Can Stocks & Crypto Currencies Go? – August 12th, 2024

    August 12, 2024
    Our Picks

    Restart Energy enters pre-insolvency procedure amid cryptocurrency fraud probes involving founder

    April 21, 2025

    Industrial fire causes $2 million in damage at Metalico Buffalo

    July 28, 2024

    Sparks assumes interim leadership of MSU agricultural programs

    October 24, 2025
    Weekly Top

    Next Best Crypto 2026: Hong Kong SFC Licenses Victory Fintech, but DeepSnitch AI Is Likely the Next Best Crypto to Define Your Portfolio

    February 17, 2026

    Barbados trials novel wave energy and desalination system

    February 17, 2026

    Five Fintech Infrastructure Companies to Watch in 2026: By Connor Walsh

    February 17, 2026
    Editor's Pick

    Action Alaska Silver Corp. | Cours WAM Bourse Toronto S.E.

    April 26, 2025

    Analysts Predict Further Gains for Gold in 2025

    February 23, 2025

    Commodity prices a clue – The Economic Times

    August 13, 2024
    © 2026 Invest Intellect
    • Contact us
    • Privacy Policy
    • Terms and Conditions

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.